18 juin 2016 Hommage à René PETRE

boyer carlier

Le chant des partisans chanté par les élèves de monsieur Pierre AMIOT revêtus d’une tee-shirt appel du 18 juin (une classe de CM2 de l’école BOYER-CARLIER de Nouméa).

Monsieur le Haut-Commissaire de la République,
Mesdames et Messieurs les Élus de la Nouvelle Calédonie
Mesdames, Messieurs
Il y a 75 ans, après une guerre perdue qui fit 100 000 morts et un armistice infamant, le général de Gaulle, quasiment seul et démuni de tout, prononçait son appel à la poursuite du combat et à la Résistance depuis les locaux de la BBC à Londres.
Certes cet appel ne fut pas entendu de tous loin s’en faut, mais il fut le creuset de cette Résistance, de ce sursaut patriotique qui nous permis d’être présent à la victoire et de tenir notre rôle dans le camp et à la table des vainqueurs.

Le 18 juin c’est aussi l’hommage rendu aux 1038 Compagnons de la Libération, aux 18 unités militaires et aux 5 villes titulaires de la Croix.
Le plus jeune d’entre eux s’appelait Mathurin HENRIO, il avait 14 ans quand il fut abattu par les allemands en février 1944 !
Il reste à ce jour 16 Compagnons vivants !

Ce soir, nous avons sur les rangs deux descendants de ces héros de la Patrie : Monsieur Norbert TERIEROITERAI dont le grand-père fut l’un des principaux artisans du Ralliement de la Polynésie à la France Libre et Madame PETRE-CHAUBET qui dans quelques secondes va prononcer l’éloge de son oncle.
Tous deux, conformément à l’usage, sont porteurs de la Croix de leur aïeul !

Ce soir, nous avons le privilège d’avoir avec nous le Fanion du Bataillon du Pacifique, Compagnon de la Libération et le Fanion du Patrouilleur LA MOQUEUSE, bâtiment des Forces Navales Françaises Libres.

Ce soir, c’est avec émotion et fierté que nous allons entendre les élèves du Ténor Pierre AMIOT, du Groupe Scolaire Boyer-Carlier, nous interpréter le chant des Partisans après l’éloge rendu à René PETRE.

J’invite Madame PETRE- CHAUBET à me rejoindre.

Éloge de René PETRE

René PETRE est né le 22 décembre 1908 à Thio en Nouvelle Calédonie.
Il fait ses études à Nouméa jusqu’à la classe de première.

Voulant découvrir de nouveaux horizons, il embarque sur un cargo où il sert pendant deux ans comme simple matelot. Il navigue alors principalement en Mer du Nord.

En avril 1930 il rentre en Nouvelle Calédonie pour effectuer son service militaire et est affecté à la Compagnie Mixte d’Infanterie Coloniale du Pacifique. Libéré un an plus tard avec le grade de caporal de réserve, René PETRE quitte Nouméa pour Koné où il dirige une station d’élevage avant d’accepter la représentation d’une importante maison de commerce qui lui confie sa succursale.

En 1940, il se range immédiatement aux côtés du général de Gaulle et en septembre 1940, il entraîne avec lui la quasi-totalité des colons de Koné. Il fait ensuite partie du gouvernement local instauré par le général de Gaulle avant de se porter volontaire dans les rangs du Bataillon du Pacifique en instance de départ pour le Moyen-Orient sous les ordres du commandant Broche.

Nommé sergent-chef en avril 1941, il quitte la Nouvelle Calédonie le mois suivant avec son unité. Dirigé d’abord sur l’Australie, il atteint Suez en juillet 1941. Le sergent-chef PETRE participe à la campagne de Libye ; il combat à Bir-Hakeim en mai et juin 1942.

Affecté, au lendemain de Bir-Hakeim, au Bataillon d’infanterie de Marine du pacifique il poursuit la guerre en Tunisie (1943), en Italie (1944) et enfin en France ou il débarque, en Provence, en aout 1944.

Au cours de tous les combats auxquels il prend part, il se distingue par son calme, son sang-froid et son dévouement. Il termine la guerre en novembre 1944 avec le grade de sous-lieutenant avant d’être démobilisé à Nouméa ou il accepte une place qui lui est offerte à la direction de la société havraise calédonienne.

René PETRE est décédé le 9 novembre 1957 à l’Hôpital Gaston Bourret de Nouméa. Il a été inhumé à Nouméa.

René PETRE était :

Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération (décret du 16 octobre 1945)
Croix de guerre 1939-1945 avec 2 citations
Officier de la médaille de la Résistance
Médaille Coloniale avec les agrafes « Libye », « Bir-Hakeim », « Tripolitaine »et« Tunisie »
« Biographie Ordre de la Libération »

le Délégué de la Fondation Michel MOURGUET

Sans titre-1 copie
Cette Croix de Lorraine de 19 mètres de haut, à été construite avec le nickel calédonien

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