Remise de la réplique exacte du Fanion du Bataillon du Pacifique au RIMaP-NC

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FONDATION DE LA FRANCE LIBRE

Le Président
Michel MOURGUET
Chevalier de l’Ordre National du Mérite
Nouméa, le 29 aout 2013
REMISE DU FANION
DU BATAILLON DU PACIFIQUE
Madame la Députée, mon Général, mon Colonel, Mesdames Messieurs.

C’est du vivant de mon prédécesseur, M. José CASAROLI, que fut prise la décision de faire réaliser une réplique du Fanion du Bataillon d’Infanterie de Marine du Pacifique tant nous étions malheureux de voir l’original se dégrader un peu plus à chaque grande cérémonie.

Cette glorieuse relique pourra désormais être restaurée et être conservée au sein de la salle d’honneur de ce prestigieux Régiment qu’est le RIMaP NC.

Mais, difficile voir impossible de parler du Bataillon du Pacifique sans évoquer BIRHACHEIM!

« BIRHACHEIM, C’est ce combat qui opposa, du 27 mai au 11 juin 1942, dans un espace de 16 km2, perdu au milieu du désert, les 3723 hommes de la 1ère Brigade Française Libre, commandée par le général Koenig, aux forces germano-italiennes du général Rommel, dix fois plus nombreuses.

C’est cette unité d’action et de lieu, grâce à la prodigieuse ceinture de mines conçue par le capitaine Gravier et aux canons de 75 du commandant Laurent-Champrosay.
Grâce également à l’enfouissement, à la pelle et à la pioche, des hommes et du matériel voulu par le général de Larminat, permettant ainsi de limiter considérablement les pertes sous le déchaînement du feu des bombardiers et canons ennemis.

La garnison, dont le «Renard du désert» avait prévu de s’emparer en un quart d’heure, devait finalement tenir quinze jours, donnant le temps aux Britanniques de reconstituer leurs lignes.

Quinze jours, malgré la soif et la fatigue, dans un tonnerre quasi permanent que seuls la nuit et le brouillard parvenaient à suspendre; et puis la sortie de vive force, dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, chaotique et miraculeuse, jusqu’à la balise 837 où les attendait un détachement britannique, et avec lui la délivrance.

Les Pertes de la 1ère Brigade Française Libre s’élèvent à environ 1500 hommes et se décomposent en un tiers de tués, un tiers de blessés, un tiers de prisonniers et de disparus. »

A l’issue de cette bataille, le général de Gaulle écrira au chef de la 1ère BFL: «Général Koenig, sachez et dites à vos hommes que la France vous regarde et que vous êtes son orgueil»…

Le 28 mai 1945, le général de Gaulle décerne au Bataillon du Pacifique la croix de la Libération, avec ce commentaire : « Gardera dans l’histoire la gloire d’avoir représenté l’infanterie coloniale sur les champs de bataille où les Forces françaises Libres ont été les premières à reconquérir l’Honneur. »

Que de larmes de sueur et de sang symbolise ce nouveau fanion qui nous l’espérons trouvera sa place, toute sa place au sein du Régiment et honorera de sa présence nos cérémonies du 18 juin et du 19 septembre.

Pour terminer cette brève évocation de notre gloire passée, dont c’est l’une des missions de la Fondation de la France Libre, je tiens à remercier le Gouvernement de la Nouvelle Calédonie qui, grâce à la subvention qu’elle nous attribue tous les ans, nous permet d’accomplir notre tâche tant au plan social que dans celui de la transmission de la mémoire de ceux à qui nous devons l’Honneur et la Liberté.

carton recto fanion (2)

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